Remontrances du Parlement de Normandie au roi du 27 juillet 1754
SIRE,
Les Avocats & Procureur Généraux
de votre Parlement, chargés de savoir le jour qu'il plairoit
à Votre Majesté recevoir la Députation arrêtée,
reçûrent de votre Chancelier, une réponse qui
semble interdire à votre Parlement l'accès du Trône.
Cette réponse
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le met dans l'indispensable nécessité de lui faire
ses très-humbles Rémontrances.
L'accès du Trône a toujours
été facile à vos Parlemens. Certains d'être
écoutés favorablement, ils s'y sont présentés
avec confiance toutes les fois que l'intérêt public,
le bien de la Justice, le besoin des Peuples, leur ont paru exiger
cette éclatante démarche ; les Rois vos Prédécesseurs,
qui connoissoient leur fidelité & leur zele, ont reçû
avec bonté leurs respectueuses Réprésentations.
C'est dans cette même confiance
d'être favorablement reçûs, que votre Parlement
ayant arrêté qu'il seroit fait une Députation
à Votre Majesté, a envoyé ses Avocats &
Procureur Généraux pour la supplier d'indiquer le
jour auquel elle voudroit la recevoir.
Le premier Avocat Général
écrivit à M. le Comte de S. Florentin, Sécretaire
d'Etat de la Province, pour savoir le tems où Votre Majesté
seroit à Versailles. Le Ministre répondit par sa Lettre
du 31 Mai, de Crecy :
Sa Majesté sera Lundi à
Versailles, & je ne doute point qu'elle ne vous donne Audience.
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Les Avocats & Procureur Généraux
s'étant en conséquence rendus à Versailles,
le Mardi 4 Juin chez votre Chancelier, qui n'avoit pas été
à Crecy, ils lui exposérent le sujet de leur commission.
Il promit d'en faire part à
Votre Majesté, & de leur communiquer vos ordres. Voici
l'affligeante Réponse, SIRE, qu'ils reçûrent
de votre Chancelier.
Le Roi m'a chargé de vous
dire, qu'il est surpris de vous voir arriver à Versailles,
sans sa permission ; que vous ayez à retourner à Rouen,
& qu'il fera sçavoir ses intentions.
Quelle étonnante contradiction,
SIRE, entre la réponse de M. le Comte de S. Florentin, &
celle de
votre Chancelier !
M. de S. Florentin n'a point douté
que Votre Majesté ne donnât Audience aux Gens du Roi,
chargés des ordres de votre Parlement, parce que ce Ministre
connoît les régles, & qu'instruit par une longue
expérience des vrais sentimens de Votre Majesté, des
prérogatives constantes de vos Parlemens, il n'a fait qu'exprimer
ce que l'usage ne lui permettoit pas de regarder comme incertain.
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Votre Chancelier, au contraire, à
réfusé de votre part toute Audience aux Avocats &
Procureurs Généraux ; il leur a fait même une
espéce de crime d'avoir exécuté la commission
dont votre Parlement les avoit chargés.
Votre Chancelier auroit-il donc ignoré
les devoirs des Avocats Généraux, après en
avoir rempli les fonctions au Parlement de Paris?
L'éminence de sa Place auroit-elle
pû lui faire oublier ce qu'il a vû si long-tems pratiquer
sous ses yeux dans cet auguste Tribunal.
Nous ne pouvons, SIRE, dissimuler
que cette surprenante réponse nous a causé la plus
vive douleur, & telle qu'elle ne peut être exprimée.
C'est l'objet qui rend nos Rémontrances nécessaires
& indispensables. En interdisant aux Avocats & Procureur
Généraux de Votre Majesté, la liberté
de se présenter, c'est en excire le Parlement lui-même.
S'il ne peut plus les envoyer pour savoir le jour d'Audience ; si
votre Chancelier rend leur commission inutile, en les congédiant
avec une réponse si deshonorante,
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qu'il n'est pas possible, de ne pas nous en plaindre, il en résultera
par la conséquence la plus funeste au bien de votre service,
que votre Parlement n'a pas le droit de s'adresser directement à
Votre Majesté, par ses Députés ; ce qui réduiroit
absolument au silence des Magistrats qui n'ont jamais eu tant d'intérêt
de reclamer pour se faire entendre.
Dans le juste empressement où
étoit votre Parlement, de vous exposer de vive voix des vérités
qu'il vous importe le plus de connoître, devoit-il s'attendre
que pour empêcher V. M. de s'y rendre attentive, on lui contesteroit
le droit de les porter au Trône. Son accès facile fait
la principale gloire de nos Rois : l'amour tendre de Votre Majesté
pour ses Peuples, sçait en tempérer l'éclat
; mais si vos Sujets trouvent dans la clémence de Votre Majesté,
des ressources inépuisables à leurs maux, lorsqu'une
respectueuse confiance les y attire, votre Parlement devoit-il être
tenu de faire le moindre effort pour y parvenir ; devroit-il trouver,
quelque obstacle qui lui en fermat les avenues ? Non, SIRE, l'intérêt
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de l'Etat, le bien Public, l'honneur de la Magistrature, ses devoirs,
tout se réunit pour lui assurer au contraire le précieux
avantage d'approcher de votre Personne sacrée.
Les Parlemens, SIRE, ont toujours
eu une communication immédiate avec le Souverain ; cette
communication fondée sur les Loix, indiquée par plusieurs
Ordonnances, & particulierement par celle de Blois, a été
entretenue par la sagesse de vos Prédecesseurs qui en ont
senti la necessité : de-là le droit de votre Parlement
d'approcher du Trône ; de-là cette liberté dont
ils ont joui dans tous les tems, de réprésenter de
vive voix au Souverain ce qui étoit utile pour le bien de
son service & celui de l'Etat : de-là l'usage immémorial
de députer auprès de la Majesté Royale.
S'il étoit besoin, SIRE, d'exemples
pour établir la possession de Votre Parlement, d'arréter
de semblables Députations au Souverain, sans en demander
aucune permission, nos Registres nous eu fournissent, & nous
apprennent que sous François I. Il y en eut une ; sept sous
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Henry II : cinq sous Charles IX : quatre, sous Henry III : six
sous Henry IV : onze sous Louis XIII : seize sous Louis XIV : &
que ces Députations, quoiqu'ainsi arrêtées sans
en prévenir le Souverain, furent reçues sans obstacles,
& répondues avec bonté par ces Monarques.
Ces Députations étoient
composées de Présidens, Conseillers, & des Gens
du Roi ; Mais le plus souvent des seuls Gens du Roi, ou même
de l'un d'eux.
Sans recourir, SIRE, à des
Siécles reculés, votre Parlement tient de Votre Majesté
même, la reconnoissance de ce droit. Il a eu, l'honneur de
lui députer en 1715, en 1718, 1722 & 1723, & quoique
dans. la même forme, Votre Majesté daigna les approuver.
Quand même cette possession
de votre Parlement, ne seroit pas aussi constante, son droit ne
le seroit pas moins ; quand il auroit des prérogatives, que
vos autres Parlemens n'auroient pas, il n'y auroit rien d'étonnant
: Votre Parlement étoit Cour Souveraine, portant le nom d'Echiquier,
sous les Ducs de Normandie, plus de 300 ans avant l'établissement
du Parlement de Paris.
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Lorsque Louis XII. en 1499. le rendit sédentaire en votre
Ville de Rouen, il lui attribua les mêmes droits & prérogatives
du Parlement de Paris, n'entendant ce pendant diminuer en rien les
anciens droits & les prérogatives qu'il tenoit déja
des Ducs de Normandie ses Souverains : c'est ainsi que s'en explique
ce Monarque par son Edit.
Voulons & Nous plait, par
ces Présentes, que les Présidens, Conseillers &
Officiers d'icelle, jouissent de tels & semblables priviléges,
& franchises, libertés & exemptions audit lieu de
Rouen & ailleurs, & par-tout notre Royaume ; que nos Présidens,
Conseillers & Officiers de notre Parlement à Paris, jouissent
dans notre Ville de Paris & ailleurs en notre Royaume, &
sera & demeurera icelle Cour, au surplus, en toutes autres choses,
en aussi grand pouvoir & prééminence, sans en
rien réserver, qu'étoit par ci-devant la Cour Souveraine
de l'Echiquier.
François I. ayant voulu que
son nom d'Echiquier fût changé en celui de Parlement,
confirma par Lettres-Patentes au mois de Févrir 1516, tous
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les Priviléges qui lui avoient été précédemment
accordés, & par son Edit de 1518, il renouvella encore
la même confirmation de tous ses Priviléges.
L'étendue du Ressort de votre
Parlement, a toujours été celle de votre Province
de Normandie ; & loin qu'elle a été augmentée
aux dépens de quelqu'autre portion de celle des autres Parlemens
; votre Parlement au contraire en a souffert des démembremens
en faveur de celui de Paris, tels que le Comté d'Eu, &
plusieurs autres portions de son Ressort.
De ces observations, il en résulte,
SIRE, que votre Parlement a des Droits qui lui sont particuliers,
& qui dans tous les tems lui ont rendu l'accès du Trône
libre & facile ; pourroit-il, sans se dégrader, abandonner
ce précieux avantage ? Il en est comptable à la postérité,
& il n'en a jamais fait usage, que pour le bien de votre service
& celui du Public.
Réfuser donc à votre
Parlement ce droit, ce seroit lui ôter toutes les marques
d'honneur & d'autorité ; ce seroit avilir la Magistrature,
rompre le lien qui unit la Puissance Souveraine
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avec les Dépositaires d'une portion de cette autorité,
& supprimer la voie qui doit faire passer aux Peuples les volontés
du Prince.
Les Magistrats, SIRE, chargés
de maintenir votre autorité, & d'entrétenir vos
Sujets dans l'obéissance, ne pourroient plus s'acquitter
de ces devoirs, si par un éloignement absolu du Trône,
ils étoient dégradés aux yeux des Peuples,
& réduits même au dessous d'eux, puisqu'ils ont
la liberté de présenter à Votre Majesté
elle-même ; l'instrument de leur plainte & de leurs demandes.
La Députation, SIRE, est la
voye la plus ancienne, & la plus sure pour faire connoître
au Souverain des vérités, que trop souvent on affecte
de lui laisser ignorer ; elle peut être le reméde le
plus efficace à l'introduction & au progrès de
la surprise ; imaginer des prétextes pour éloigner
les Parlemens du Trône, c'est donc empêcher la Verité
& la Justice de percer, & d'arracher les armes à
la seducsion.
L'Etat se soutient par l'heureuse
harmonie de toutes ses parties ; & cette harmonie dépend
elle-même
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de l'exécution inviolable des Loix ; le maintien de l'ordre
public, est confié aux Magistrats; c'est de leur vigilance
& de leur activité, que dépendent la paix &
la tranquilité publique.
Que dans des tems orageux, leurs
propres efforts soient insusfisans, qu'ils ne puissent appliquer
eux-mêmes les veritables remédes, que de si funestes
circontances exigent, à qui auront-ils recours, si l'accès
du Trône leur est fermé, s'ils ne peuvent déposer
dans le sein paternel de Votre Majesté, un secret qu'il est
de son intérêt de connoître, & qui ne soit
connu que de lui seul.
Si ceux qui font honorés de
votre confiance, ou trompés, ou coupables eux-mêmes
de mauvais desseins, en abusoient au point d'entreprendre quelque
chose de contraire au bien de votre service & à votre
autorité ; quelle ressource resteroit-il à vos Parlemens,
s'ils ne pouvoient instruire Votre Majesté par des Députés,
des surprises qui auroient été faites à Votre
Religion, & des entreprises formées contre Votre Personne
Sacrée.
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S'il pouvoit être des Magistrats,
qui instruits de pareilles entreprises, négligeassent contre
leur serment, ou ne fissent pas tous leurs efforts pour en informer
directement le Souverain, ne seroit-ce pas un crime de Léze-Majesté,
qui mériteroit la plus sévére punition.
Loin de nous, SIRE, de si funestes
présages ! mais cela n'est pas impossible : l'Histoire nous
en fournit des preuves.
Comment donc, SIRE, votre Chancelier
a-t-il pu empêcher la Députation que votre Parlement
avoit arrêtée ; ne devoit-il pas, au contraire, appuyer
notre demande, & représenter à Votre Majesté,
combien il étoit juste & indispensable, qu'Elle daignât
entendre les Gens du Roi ? Le devoir de sa Charge l'obligeoit de
leur faciliter l'accès du Trône : & cependant,
il fait envisager leur démarche comme une entreprise hazardée,
& comme une tentative répréhensible.
Que vos Parlemens seroient à plaindre SIRE, si les dispositions
de votre Chancelier, peu favorables pour la Magistrature, faisoient
impression sur Votre Majesté !
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Aurions-nous pû dissimuler
les conséquences qui résultent de la réponse
& de la conduite de votre Chancelier sans manquer à nos
devoirs, sacrifier l'intérêt public, & devenir
indignes de la confiance de Votre Majesté. Plus on fait d'efforts
pour nous interdire l'accès du Trône, plus nous devons
faire d'instance pour nous conserver le droit d'y porter la verité
; le silence est criminel, où la nécessité
de parler est pressante.
Dans quelle occasion, SIRE, reclamerions-nous
la liberté de faire entendre nos voix? Une sermentation dangereuse
menace le Royaume, nous sommes privez depuis plus de sept mois,
d'un de nos membres, que son exactitude à remplir tous les
devoirs de sa Charge nous rend cher.
Le nouveau refus que vient de faire
votre Chancelier, d'entendre votre Procureur-Général,
son retour précipité par ses ordres, tout excite nos
justes plaintes.
Votre Parlement l'avoit député
pour reclamer une Affaire qui intéresse sa compétence,
& qui est plaidée actuellement en votre Grand-Conseil,
& y doit être jugée dans peu de jours.
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L'indispensable nécessité
d'y envoyer sur le champ quelque membre de la Compagnie pour presser
& agir efficacement, avoit déterminé votre Parlement
de nommer votre Procureur-Général. Ce Magistrat est
celui qui par état, doit suivre les Affaires de Votre Parlement
; & c'étoit lui en effet qui dans cette Affaire intéressante,
avoit depuis près d'un an fait des reclamations, présenté
des Mémoires, & conferé avec votre Chancelier
& M. le Comte de St. Florentin : nul autre donc n'étoit
plus en état d'en reprendre la suite, & de rappeller
à ces Ministres les démarches qu'il avoit faites auprès
d'eux.
Cependant votre Chancelier, par une suite de ses sentimens pour
votre Parlement, sans aucun égard à l'objet de sa
reclamation, ni à l'état pressant où il sçait
parfaitement qu'est cette Affaire, par une espéce de déni
de Justice, renvoye votre Procureur-Général, &
ne lui permet pas d'agir.
Par quelle nouvelle fatalité, SIRE, pourroit-il être
interdit à votre Parlement de députer un ou plusieurs
de
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ses Membres pour suivre les Affaires qui intéressent sa
compétence & le bien public ? On ne peut sans doute lui
en contester le droit & l'usage, nous venons de l'établir
avec trop d'évidence : Seroit-ce donc qu'on refuseroit à
votre parlement de soutenir & suivre ses Affaires personnelles
? Le moindre Citoyen en a le droit :Seroit-ce enfin que votre Chancelier
prétendroit, que votre Procureur-Général ne
peut désemparer sans permission ? Cette nouveauté
est contraire à la possession confiante de votre Parlement,
nous l'avons démontré ; elle feroit même préjudiciable
à l'ordre judiciaire, elle nécessiteroit votre Parlement
de députer d'autres de ses Membres, elle priveroit pendant
leur absence le public de leur service. L'absence, au contraire,
de votre Procureur-Général, n'interrompt jamais le
cours des Affaires, ses fonctions sont suppléées,
le public n'en reçoit aucun dommage.
Que d'objets importans, SIRE, pour
vous faire de vive voix des Réprésentations respectueuses
! Plus vos Magistrats sont éloignés du Trône,
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plus les raisons qui les déterminent à s'en approcher,
doivent paroître dignes d'attention à Votre Majesté.
Nul prétexte, SIRE, ne peut
les priver de l'exercice d'un droit qu'ils tiennent encore plus
de la bonté de votre coeur, que de l'usage & des Loix.
Votre Parlement ne vient aux pieds du Trône qu'avec les sentimens
que Votre Majesté est en droit d'exiger de son zele ; le
devoir le conduit, le respect l'accompagne, & vos bontés
sont le titre de sa confiance ; plus il fait d'efforts pour être
entendu, plus il mérite de l'être.
L'amour du bon ordre, la fidélité,
l'attachement à vos intérêts, le maintien de
votre autorité étant le principe pur & invariable
qui détermine les demarches de votre Parlement, il espere
de votre Justice, que vous
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recevrez sa Députation & que Votre Majesté voudra
bien lui indiquer un jour d'Audience.
Ce sont-là
SIRE
Les très-humbles &
très-respectueuses REMONTRANCES que presentent à Votre
Majesté vos très-humbles, très-obéissans,
très-fidèles & très-affectionnés
Sujets & Serviteurs, les Gens tenans votre Cour de Parlement
de Rouen.
Fait en Parlement, le 27 Juillet 1754.
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