Logo du CRL de la Basse-Normandie
Partenaires
Aide
Contacts
       
Page de titre      
   
Titre   Les médecins et les chirurgiens de Caen avant la Révolution  
Auteur   Pierre Carel  
Publication   Caen : impr. A. Massif, 1888. 42 pages  
Original prêté par   Bibliothèque universitaire de Caen - Section droit-lettres  
Cote   N BR 149675 1 ; N BR 157984 9  
Saisie et formatage par   Dataland  
Pour le compte du     Centre régional des Lettres de Basse-Normandie  
Mise en ligne le   31 juillet 2006  
     
       

Télécharger
le texte



Les médecins et les chirurgiens de Caen avant la Révolution / par Pierre Carel


A LA
SOCIÉTÉ DE MÉDECINE DE CAEN


LES MÉDECINS
ET LES
CHIRURGIENS
DE CAEN
AVANT LA RÉVOLUTION

     Nous ne pouvons fournir aucuns renseignements sur les Médecins de Caen avant le XIVe siècle.

     Mais dans ce siècle nous avons eu la gloire de donner plusieurs Médecins ou Chirurgiens à la Cour de nos Rois. Ce sont : Roger le Fêvre, médecin de Philippe le Bel ; Jean Boutin, médecin de Charles V ; Jean de Mittry, chirurgien du même prince, et Gervais Chrétien, médecin de Charles V.

     - Me Gervais Chrétien était né à Vendes, dans le territoire de Caen. Il mourut vers l'année 1381.

     « Il devint par son mérite, nous dit Huet, chanoine de Bayeux, chanoine de Paris, aumônier et physicien, c'est-à-dire premier médecin du roy (Charles V), son

[p. 6]

bienfaiteur : car alors ces emplois n'étaient pas incompatibles, et il acquit un grand crédit dans l'esprit de ce prince. Il fit un bon usage des grands biens que ces différentes professions lui avaient acquis, et, se souvenant de sa première condition, il fonda le collège qui porte encore aujourd'hui le nom de Me Gervais, pour l'éducation des pauvres écoliers de son pays » [1].

     - Pierre Dareth, docteur en médecine, fut archidiacre de Caen en 1392.

     - Raoul Pakning, docteur en médecine, fut archidiacre de Caen en 1440.

     - Jehan Tiphaigne, maistre en médecine, était chapelain de la chapelle Saint-Aignan en 1462 (Matrologe de la ville de Caen, tome I, f°s 71-74).

     - Jean Le Corsu, docteur en Médecine en 1546 (de Bras, page 241).

     - Jean Bridel, docteur en médecine en 1546 (de Bras, page 241).

     - Un surnommé La Bretonnière, docteur en Médecine en 1546 (de Bras, page 241).

     - Jean Roger, docteur en médecine et maître

[p. 7]

ès arts, recteur le 15 mars 1531. Il a laissé l'histotorique des audiences données par François Ier à l'Université de Caen (feuillets 177-185 des Minutes des Rectories).

     M. de Bras nous apprend qu'il fit une harangue à François Ier, lors de son voyage à Caen en 1532.

     « Tout cequel corps d'université, raconte notre viel historien, posa entre les deux ponts de la porte Millet, attendant sa Majesté, à laquelle ledit sieur recteur, Maistre Jean Roger, docteur en médecine lui fist une élégante oraison en langue Françoise, dont sadite Majesté se contenta fort et tous les seigneurs de sa suite. »

     - Léonard Romain, docteur en médecine, chanoine du Saint-Sépulcre, curé de Curcy, de Saint-Germain-d'Erquetot et de Notre-Dame de Caen en 1510, recteur de l'Université de Caen le 1er octobre 1515, mort en 1537.

     - Jehan Brohon, médecin et astrologe, né à Coutances, au commencement du XIIe siècle, recteur de l'Université de Caen, mort en 1575.

     Il a laissé les ouvrages suivants :

     De stirpibus et plantis ordine alphabetico digestis epitome, longe quam ante hac per Joannem Brohon constantinantem locupletior emendatiorque ; Cadomi, prostant in officina Mich. Angier ac Dionisi Bouuet e regione Chordigerorum. 1541, in-8°.

     Description d'une merveilleuse et prodigieuse comète et apparition effroyable d'hommes armés et combattant

[p. 8]

en l'air sur l'horizon de Constantin en Normandie et autres lieux circonvoisins, plus un traité présagique des comètes et autres impressions de la nature de feu. Paris, Mathieu le Jeune, 1568, in-8°.

     Almanach ou Journal astrologique pour l'an 1672. Rouen, 1671.

     La bibliothèque nationale possède un manuscrit (n° 673 du fonds Gaignières) contenant des pièces autographes de Jean Brohon, entre autres : Une Description historique de la ville de Coutances ; une Harangue à Charles IX, intitulée : Réclamation en forme de reception ou Harangue congratulatoire à sa Majesté le Roy très chrétien Charles IX ; une Épigramme, Le Rondeau de la Tour pacifique et inexpugnable ; une Ballade de la vertu et merveilleux effet du mithridate vray, antidote et contrepoison incomparable (V. dans l'annuaire de la Manche une notice de M. Léopold Delisle).

     - Guillaume de Troismonts, doyen et docteur en la Faculté de médecine en 1564. Il fut recteur de l'Université de Caen en 1555.

     - Jean Onfroy, sieur du Cardonney, docteur en médecine, mort le 13 août 1583 à l'âge de 63 ans. Le docteur de Cahaignes lui composa lui-même une épitaphe. Dans l'éloge 43, qu'il lui a consacré, on lit ce qui suit :

     « Jean Onfroy, ayant entrepris la guérison d'une personne de qualité en proie à une fièvre pernicieuse contracta cette maladie, et, ce qui est digne de remarque,

[p. 9]

les mêmes symptômes et les mêmes accès arrivèrent en même temps à l'un et à l'autre ; enfin, la mort les enleva tous les deux le même jour et à la même heure. Dès le début de sa maladie, il prédit le jour où il serait emporté, et le dénouement ne se fit pas attendre. »

     Jean Onfroy eut un fils : Étienne Onfroy, docteur et professeur royal de médecine en l'Université de Caen.

     On lit dans un manuscrit de la bibliothèque de Caen : « A Me Estienne Onfroy, docteur et professeur ès mathématiques, ayant pris charge de faire leçon en un des collèges des Arts ou du Bois, 50 écus pour le deuxième semestre de l'an 1590. »

     Il fut anobly pour services en 1594 ; il portait : d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois trèfles de sinople (Recherches de Roissy)

     Étienne Onfroy mourut le 15 avril 1612. Cahaignes fit son autopsie et dans son traité intitulé : Méthodus curandorum capitis affectuum, il a décrit toutes les phases de l'affection cérébrale qui emporta son confrère.

     - Bertaux, docteur en la Faculté de médecine en 1564.

     - Jacques du Buisson, bachelier en Médecine, nommé recteur de l'Université pour la première fois le 30 septembre 1559, en mars 1570 pour la deuxième fois, en octobre 1573 pour la troisième fois (licencié en théologie), en octobre 1575 pour la quatrième fois

[p. 10]

(docteur en théologie, curé de Bretheville), en octobre 1586 pour la cinquième fois (doyen de théologie) en mars 1595 pour la sixième fois.

     - Robert Constantin, docteur en médecine et professeur de belles-lettres en l'Université de Caen, né sur la paroisse Saint-Sauveur de Caen en 1500, mort en Allemagne le 27 décembre 1603 à l'âge de 103 ans.

     On a de lui : Lexicon groeco-latinum, 2 vol. in-f°, Genève 1592 (V. les Hommes illustres de Huet, et le Moreri des Normands).

     - Etienne de Villy, chirurgien de Caen, en 1583.

     - Guillaume de Fierville, chirurgien à Caen en 1583.

     On lit dans le 23° Volume des délibérations de la ville, page 222 : « Paiement de médicaments à Me Guillaume de Fierville, maistre chirurgien de l'Hôtel de Ville en 1583. »

     Voici en quels termes parle de lui le docteur de Cahaignes dans son Éloge 45 :

     « Guill. de Fierville fut un praticien très expérimenté ; chez lui, la science faisait défaut ; s'il eût étudié, il eût pu être rangé, sinon parmi les chirurgiens de premier et de deuxième ordre, au moins parmi ceux de troisième et de quatrième. Il exécutait toutes les opérations chirurgicales avec une promptitude et une sûreté de main remarquables.......

[p. 11]

Audacieux dans les cas qui n'offraient aucun danger, il était prudent et circonspect lorsque l'opération était délicate et périlleuse....... C'était un homme très humain et prêt à obliger son prochain. »

     - Julien de Fierville, fils du précédent.

     « Il fut établi en la charge qu'avait son père pour panser et médicamenter les pauvres malades de la Maison-Dieu aux gages de 5 écus par an et autres conditions » (27° Registre des délibérations de la ville, page 182).

     - Le Jollis, chirurgien de la ville. Il fut choisi sur la présentation de Maistres Etienne de Villy et Guillaume de Fierville, chirurgiens en la ville et Université de Caen, « à l'effet de visiter et de ministrer aux personnes malades de la peste en 1583 (24e Registre des délibérations de la ville, page 65.)

     - Jacques Daléchamps, né à Caen en 1513. « Quoique sorti d'une bonne famille de Caen et docteur de la Faculté de médecine de cette ville, dont il prit le degré l'an 1560, il préféra la demeure de Lyon. » (Huet, Origines de Caen, page 342). Il se maria à Lyon et y mourut à l'âge de 75 ans, le 1er mars 1588.

     Le docteur de Cahaignes lui a consacré son Éloge 53.

     Il eut pour frère Pierre Daléchamps, docteur en théologie, prieur de l'Hôtel-Dieu en 1547.

     - Marin du Viquet, docteur régent en la Faculté

[p. 12]

de médecine, recteur de l'Université de Caen, le 1er Octobre 1543.

     On lit dans les Origines de Huet (page 370) : « Nous ne devons pas oublier ici les du Viquet, père et fils. Le père, nommé Marin, dans les actes latins prenait le nom de Marius. Il était natif de la paroisse de Meuvaine. Il prit le degré de docteur dans la Faculté de médecine de l'Université de Caen l'an 1547. Il fut ensuite professeur de cette Faculté et enfin recteur de l'Université. Il a écrit avec élégance sur ce qui est arrivé dans sa magistrature, il fut échevin de Caen vers l'an 1560. »

     - Julien le Paulmier de Grentemesnil, né à Carentan en 1520 ; il étudia la médecine à Caen et à Paris ; il suivit les cours de Fernel pendant 11 ans. Il guérit Charles IX d'une maladie dangereuse et devint médecin ordinaire du duc d'Anjou. Son confrère Guy Patin dit dans ses lettres que c'était un rusé normand qui faisait venir de Normandie du cidre, boisson alors presque inconnue aux Parisiens ; il y mêlait quelques drogues et le vendait un écu la bouteille.

     Après avoir échappé à la Saint-Barthélemy et vu sous ses yeux massacrer plusieurs de ses amis, il fut atteint de palpitations de coeur, dont il se guérit par l'usage du cidre. Il amassa en vendant son spécifique 50,000 écus. Sur la fin de sa vie il se retira à Caen, où il mourut en décembre 1588.

     Le médecin Fernel légua à le Paulmier une partie de ses manuscrits.

[p. 13]

     Voici la liste des ouvrages de Julien de Paulmier :

     1° Traité de la nature et curation des playes de pistoles, arquebuses et autres instruments à feu. Paris, Nyverd 1569, in-8°. Cet ouvrage est dédié à Jacques de Matignon. Il en existe plusieurs éditions, Caen, Pierre Philippe, 1569, in-4° ; un autre sans nom de lieu, 1576, in-8.

     2° De Morbis contagiosis, Libri VII. Paris, 1578, in-4°. - Francfort, 1601, in-8°. - Hagoe, 1664, in-8°.

     3° Juliani Palmarii de vino et pomaceo Libri duo. Parisiis, G. Auvray, 1583, petit in-8°.

     4° Traité du vin et du cidre. Caen, Pierre le Chandelier, 1589, petit in-8° de IV et 87 folios. Une autre édition, Caen, Adam Cavelier, 1609, in-8°.

     - Jacques Chrétien, sieur des Fresnes, docteur en médecine, doyen de la faculté de médecine de Caen ; il épousa le 26 janvier 1567 Louise Cornet, veuve de Guillaume le Noble, demeurant à Bayeux. Il était protestant.

     - Nicolas Regnauld, docteur en médecine à Caen en 1595. Il fut parrain le 24 août 1597 de Marie Gaultier, fille de Gilles Gaultier, écuyer, ministre de la Parole de Dieu et de Esther Paulin. Il était protestant.

     - Néel Etienne, docteur en médecine, du temps de M. de Bras (de Bras, page 226).

     - Germain Auvray, riche marchand et chirurgien

[p. 14]

à Caen. Il vivait au milieu du XVIe siècle et possédait des propriétés considérables vers le bas de la rue Guilbert.

     « Son fils unique étant mort, ses héritages passèrent dans une autre famille. C'est de ce surnom de sieur Roch qu'il portait que les deux jeux de paume bâtis sur ces fonds ont été nommés le grand et le petit Roch » (Orig. de Caen, Huet, page 130).

     - Béroald Marèges, médecin à Caen en 1564.

     Le docteur de Cahaignes lui adresse les paroles suivantes dans son Éloge 56 :

     « Vous aussi, méritez une place dans nos Éloges, Béroald Marèges, qui êtes né à Clermont, la première ville de l'Auvergne ; qui, poussé par un vent favorable, êtes venu d'abord à Paris pour vos études médicales, puis à Caen, où vous vous êtes fait une clientèle et où vous avez exercé honorablement la médecine. Moi, qui comblai toujours mes collègues d'amour et de respect, je vous en donne un gage éternel en vous dédiant cet éloge. Il est à la vérité un peu concis, il sauvera cependant votre nom de l'oubli. »

     - Pierre de Cahaignes, professeur en médecine, mort le 13 septembre 1563.

     Son fils Jacques lui a dédié son Éloge 10 en ces termes :

     « Mon père, mon père bien aimé, je vous offre, je vous dédie, je vous consacre cet éloge en témoignage de mon amour filial envers vous et en échange de la vie que vous m'avez donnée. Vous, issu de l'honnête

[p. 15]

famille de Cahaignes, qui résida pendant 200 ans dans ce petit village de Mathieu, d'où sortit le poète français Clément Marot, le premier vous avez été vous établir dans la ville voisine, à Caen...... Initié aux secrets de la médecine, vous avez soutenu honorablement votre réputation, et vous avez fait connaître votre nom au loin dans la province..... »

     - Ce fut en 1546 que furent accordés et publiés « les statuts sur l'estat et mestier d'apoticaire en la ville et banlieue de Caen du consentement des avocat et procureur du roy ensuyvant les requêtes faictes et réitérées par les médecins et apoticaires pour le bien et utilité de la République de santé des corps humains, fuyr et éviter aux faultes et abus et inconvénients qui se sont et pourroient ensuyvir pour l'advenir de la chose publique. » Voici le certificat d'aptitude donné alors après examen aux apothicaires de Caen par la Faculté de médecine.

     « Nous Guillaume Deguette, docteur régent de la Faculté de médecine en cette Université de Caen, à présent doyen de ladite Faculté, Jean Huet, Pierre de Cahaignes et Marin du Vicquet, tous docteurs régents en ladite Faculté, certiffions à qui il appartiendra que incontinent après l'approbation de justice des statuts et ordonnances faictes sur le mestier et estat d'apoticaire, tous les maistres apoticaires tenant boutique en ceste ville ont bien et deuement présenté leurs chefs d'oeuvre et souffert la rigueur de l'examen, desquels maistres ainsi approuvés ensuyvent les noms et surnoms : Mes Clément de la Douespe, Jean le Hulle, Roch de la Roque, Jean de Travers, Michel Ruette,

[p. 16]

Guillaume Noël, Jacques le Savoureux, Nicolas le Galloys, Jean le Proux. »

     - Jacques de Cahaignes, docteur en médecine et professeur en l'Université, fils du précédent, né à Caen en 1548, mort en 1612. Il était doyen de la Faculté de Médecine en 1605 et fut recteur de l'Université une première fois en mars 1609 et une seconde fois en 1612.

     Il portait de gueules à trois épées d'argent en pal, au chef d'argent, à 3 roses de gueules.

     Sa biographie a été fort bien faite par M. le vicomte de B., en tète de sa traduction des Eloges des citoyens de Caen. Nous y renvoyons donc le lecteur.

     Cet éminent médecin nous a laissé les ouvrages suivants :

     Jacq. Cahagnesii, professoris regii, de aqua fonte Hebe Crevonii proelectio. Cadomi. Bassus, 1612, in-8°.

     Censori proelectioni de aqua fontis Hebe Crevonii sub nomine Francisci Chicotii ementio, Jacobi Cahagnesii responsio, die Martis duodecima augusti. Cadomi, Jacq. Bassus, 1614, in-8°.

     Il a traduit du latin le livre de Julien le Paulmier sur la Peste, sous le titre de bref discours de la préservation de la peste. Caen. P. Le Chandelier 1580, petit in-8° de 29 pages.

     Il a traduit aussi du même auteur son ouvrage de Vino et Pomaceo, sous le titre du Vin et du Cidre par Julien de Paulmier, trad. en fr. par J. de Cahaignes. Caen, Pierre le Chandelier, 1589, petit in 8° de 87 pages.

[p. 17]

     - Etienne de Cahaignes, écuyer, sieur de Troteval, docteur et professeur royal en la Faculté de médecine. Il épousa Judith de Foulogne, d'où Marie de Cahaignes, qui épousa le 21 janvier 1649, Guillaume Platemen, sieur de Neuilly.

     - Denis de Vendes (l'un des quatre enfants de André de Vendes) médecin, collègue de Jacques de Cahaignes, après avoir été son disciple. Il eut un frère célèbre avocat au parlement de Normandie, dont Henri IV fit un de ses secrétaires et qui fut anobli, ainsi que son père et ses frères.

     On a trouvé à Caen en 1883 une pierre portant une inscription grecque et rappelant le nom de ce célèbre médecin.

     - Guillaume Cappon, maistre chirurgien à Caen, en 1605.

     - Guillaume Hulin, chirurgien à Caen, en 1605. Il épousa Jeanne Bouet, et en eut un fils, Thomas, baptisé le 29 mars 1605 à Saint-Pierre de Caen et nommé par noble homme Thomas Lebrethon, sieur de Gavrus, trésorier général des finances à Caen.

     - Julien de Surville, chirurgien à Caen, en 1605.

     - Guillaume de Guette, docteur régent de la Faculté de médecine en l'Université de Caen, et doyen de la dite Faculté en 1605.

[p. 18]

     - Thomas Huet, docteur régent de la Faculté de Médecine de Caen en 1605.

     - Isaie Le Bourgeois, maistre chirurgien à Caen, en 1605.

     - Jehan Lucas, chirurgien à Caen, en 1608. Il eut une fille qui fut baptisée, en janvier 1608, à Saint-Pierre de Caen, et nommée Jeanne par honneste homme Jean de Launay, chirurgien à Caen, en présence de Marie Mirey, femme de Robert Clérembault, apothicaire.

     - Pierre Heurtaud, chirurgien à Caen.

     « Une peste violente qui affligea la ville de Caen après la mort du Maréchal d'Ancre, donna l'occasion à Pierre Heurtaud, chirurgien à Caen, de composer un traité de la peste et de le faire imprimer à Caen en 1621. Il fut si content de son travail qu'il en entreprit un autre sur la saignée, qu'il mit au jour l'année suivante, faisant ainsi part au public des connaissances que son expérience et son étude lui avaient acquises » (Huet, Origines de Caen, page 364).

     - Pierre du Breuil, chirurgien à Caen, en 1605,

     - Guillaume d'Estoupeville, docteur en Médecine et conseiller du roy en médecine, en 1623.

     Il épousa demoiselle Françoise Guesnon, et de ce mariage naquit Gillonne d'Estoupeville, laquelle fut baptisée à Saint Pierre de Caen le 20 mars 1623 et

[p. 19]

nommée par demoiselle Gillonne de Mastignon, assistée de noble homme Estienne de Surville.

     - Jehan Savyne, chirurgien à Caen, Il fut nommé, vers 1624, médecin des malades affligés et inficiés de la peste.

     - Guillaume Hunot, chirurgien juré à Caen, en 1625.

     - Jacques Formentin, chirurgien juré à Caen, en 1625.

     - Michel Forment, chirurgien juré à Caen, en 1625.

     - Jean Beaudouin, chirurgien juré à Caen, en 1625.

     - Jean du Buisson, chirurgien de la santé, en 1625. Il remplaça Jean Savyne. Il était le frère de Jacques du Buisson.

     - Michel Cauvin, chirurgien juré à Caen, en 1625.

     - Denis Fonteneau, chirurgien juré à Caen, en 1625.

     - Jacques Heuste, chirurgien juré à Caen, en 1625.

[p. 20]

     - Jean Desbleds, nommé chirurgien de la santé à Caen, le 25 juillet 1625.

     - Jean Jeanne, nommé à la fin du mois d'Août 1625 chirurgien de la santé à Caen (Registres de la ville, n° 51, f°s 199 et 200).

     - Julien de la Douespe, docteur et professeur de Médecine en l'Université de Caen. Il fut nommé, en 1627, médecin de l'hôpital, en remplacement de M. de la Renaudière (Reg. de la ville, n° 51, f° 305).

     Il épousa Jeanne Thiment et en eut une fille, Françoise, baptisée à Saint-Pierre de Caen le 25 juin 1627.

     - Jean Lioult, docteur en Médecine en 1637.

     Il épousa Jeanne Le Barbey.

     De ce mariage naquirent : 1° Barbe Lioult, baptisée à Saint-Pierre de Caen, le 23 décembre 1638, et nommée par Barbe Dupont, femme de noble homme Marc Le Barbey, conseiller du roy, receveur des tailles au bailliage de Caen, et Augustin Lepetit, conseiller du roy et avocat de Sa Majesté en la vicomté de Caen et d'Évrecy ; 2° Elisabeth, baptisée à Saint-Pierre de Caen le 24 may 1643.

     Jeanne le Barbey, veuve de Jean Lioult, fut inhumée dans l'église Saint-Pierre, le 13 février 1682, en présence de Guillaume Callard, docteur et professeur en médecine, son gendre, et Jean-Baptiste Callard, son petit fils.

     Jean Lioult avait été inhumé à Saint-Pierre de

[p. 21]

Caen, à l'âge de 68 ans, le 18 février 1678, en présence de Guillaume Callard, docteur et professeur en médecine.

     - Pierre de Brieux, chirurgien à Caen en 1616.

     Il épousa Marguerite Collet ; d'où : André de Brieux, baptisé à Notre-Dame de Caen en juin 1618 et nommé par André Borda, bachelier en théologie de l'Université de Caen.

     - Jean de Brieux, docteur régent en la Faculté de médecine de Caen et professeur royal de philosophie en l'Université. Il épousa Marie de Brieux, d'où :

     1° Marguerite de Brieux, baptisée à Notre-Dame de Caen en novembre 1619, et nommée par Marguerite Garin, femme de noble homme Denys de Vendes, docteur régent en la Faculté de médecine, assistée de Jacques d'Aigrement, enquesteur.

     2° Esther de Brieux, inhumée à Notre-Dame de Caen, le 18 novembre 1622.

     3° Magdeleine de Brieux, baptisée le 15 avril 1623 et nommée par Magdeleine de Cauvigny, fille de noble homme Jacques de Cauvigny, conseiller du roy et trésorier général de ses finances à Caen, assistée de Pierre Collet, procureur du roy en la vicomte.

     4° Elisabeth de Brieux, baptisée à Notre-Dame de Caen, le 15 octobre 1624 et nommée par André Borda, docteur régent en la Faculté de théologie, recteur de l'Université.

     Jean de Brieux fut inhumé le 1er mai 1626, à l'âge de 38 ans, dans l'église des R. P. Cordeliers.

[p. 22]

     - Pierre Yon, chirurgien juré à Caen en 1625.

     - Pierre du Quesnay, nommé le 30 janvier 1627 chirurgien de l'hôpital, en remplacement de Pierre de Brieux, décédé.

     Il eut pour enfants :

     1° Jeanne du Quesnay, baptisée à Saint-Pierre de Caen, en mai 1629. Elle épousa en avril 1648, à Saint-Pierre, Gilles Bouet, en présence de Jean Gotz, apothicaire.

     2° Jacques du Quesnay, baptisé à Saint-Pierre le 19 janvier 1631 et nommé par Jacques Morel, écuyer, seigneur de Manneville, trésorier général des finances en la généralité de Caen, assisté de Marie Morel, fille de Thomas Morel, écuyer, seigneur de Garsalles, receveur général des gabelles à Caen.

     - Salomon de la Manselière, chirurgien de la santé en 1632.

     - Robert de la Rivière, chirurgien à Caen, en 1636. De son mariage avec Marie Soyer, il eut un fils Richard de la Rivière, baptisé à Notre-Dame le 10 février 1637.

     - Pierre Meurdrac, écuyer, docteur en médecine en 1634. De son mariage avec Magdeleine Lecomte, il eut :

     1° Jacques Meurdrac, baptisé à Saint-Pierre de Caen le 17 juin 1634, et nommé par noble homme Jacques Lebourgeois, sieur de Beneauville, conseiller

[p. 23]

du roy au bailliage et siège présidial de Caen, assisté de Jacqueline de la Roque, veuve de M. de Mesniville.

     2e Antoine Meurdrac, baptisé à Saint-Pierre le 21 avril 1637, et nommé par Louyse Lebourgeois, femme de M. de Vaux Graindorge, assisté de Antoine Meurdrac, écuyer.

     3° Jacques Meurdrac, baptisé à Notre-Dame le 27 mai 1638, et nommé par Jacques Lecomte, écuyer, sieur de la Richardière, assisté de Esther Anserey, femme de Jean Meurdrac, écuyer.

     - Louis Bénard, docteur en médecine. Il épousa à Notre-Dame, le 30 novembre 1645, Magdeleine Lecomte, fille de Martin Lecomte, écuyer.

     - André Gaudin, docteur en médecine et professeur en l'Université de Caen en 1630. Il épousa Françoise de Lassendière, et en eut un fils, Louis Gaudin, qui fit profession de religieux à l'abbaye de Saint-Étienne de Caen, le 23 février 1642, et une fille Laurence Gaudin, baptisée à Notre-Dame, le 10 juillet 1632, et nommée par Charlotte Carbonnel, fille de M. de Canisy. Elle épousa à Saint-Sauveur le 24 février 1657 Daniel Kiryé, conseiller du roy, fils de Thomas Kiryé, conseiller du roy, et de demoiselle Lebaron, en présence de M° André Lemarchand, prêtre, doyen de la faculté de théologie, et de M° Gilles Gaudin, écuyer, conseiller du roy et son professeur en l'Université. André Gaudin fut inhumé le 27 avril 1652, dans l'église des R. P. Cordeliers.

[p. 24]

     - Gilles Gaudin (frère de André), docteur et professeur de médecine en l'Université de Caen.

     Il épousa en premières noces à Notre-Dame, le 23 avril 1650, Catherine de la Brèche ; d'où Marie-Marguerite Gaudin, baptisée à Saint-Sauveur de Caen, le 29 Mars 1651, et nommée par Thomas Gaudin, assisté de Marguerite Rocq, épouse de M. du Coudray.

     Il épousa en secondes noces, Catherine Kiryé ; d'où Catherine Gaudin, baptisée le 23 août 1656 à Saint-Sauveur, et nommée par Jacqueline Lebaron, assistée de Louis Gaudin, prêtre, religieux de l'abbaye de Saint-Étienne.

     Gilles Gaudin, écuyer, sieur des Loges, mourut à l'âge de 47 ans « au grand regret de toute la ville et fut inhumé avec grande cérémonie dans l'église des R. P. Cordeliers. »

     (Reg. de la paroisse Saint-Sauveur).

     - Jacques Mallet, docteur régent et professeur de médecine en l'Université de Caen. Il était fils de Roulland Mallet. Il épousa à Saint-Sauveur de Caen, le 23 novembre 1665, Jeanne Thimen, fille de feu Jean Thimen.

     - Denis Larcher, docteur en la Faculté de médecine de l'Université de Caen. Il épousa à Saint-Sauveur de Caen, le 19 avril 1678, Elisabeth Morice.

     - François Lamy, docteur en la faculté de médecine

[p. 25]

à Caen en 1676. Il épousa Marie Hodierne. Il était protestant.

     - Jean Tillaye, docteur en médecine de l'Université de Caen en 1650.

     - Jean du Messeray ou du Meseray, docteur en médecine. Il épousa Anne Avenel, d'où : 1° Jean du Messeray, baptisé à Saint-Pierre le 27 février 1661, et nommé par Jean Avenel, assisté de Barbe du Maizeray ; 2° Marguerite du Meserey, baptisée à Saint-Pierre le 30 juin 1676.

     - François de la Vigne, maistre chirurgien à Caen en 1653. Il épousa Magdeleine Doublet ; d'où Marie-Magdeleine de la Vigne, baptisée le 1er avril 1654 à Saint-Pierre de Caen, et nommée par noble dame Marie-Magdeleine de Moges, veuve de M. de Mouy, assistée de vénérable personne Simon de la Vigne, prêtre.

     - Claude Beaugendre, chirurgien à Caen en 1666. Il fut parrain à Saint-Pierre de Caen, le 1er juin 1666, de Pierre Beaugendre, fils de Jessé Beaugendre et de Catherine de l'Espine.

     - Mathieu Maheust, conseiller médecin ordinaire du Roy, et son professeur en l'Université de Caen, sieur de Vaucouleurs.

     Huet en parle ainsi dans ses Hommes illustres (Origines de Caen, page 407) :

[p. 26]

     « Mathieu Maheust, sieur de Vaucouleurs, fut assidu à la pratique de la Médecine et à la profession publique qu'il faisait de cette science. Il ne négligeait pas cependant l'étude de ces nouvelles découvertes que la sagacité des Médecins modernes a faites dans la nature. Il se confirmait dans ces connaissances par sa propre expérience, et il a donné au public un échantillon de son savoir dans la Dissertation qu'il a faite sur le lait. Il a laissé quelques traités sur les aphorismes d'Hippocrate et des thèses savantes et curieuses qu'il avait composées pour ses disciples. Il prit le degré de docteur dans l'Université de Rheims. Il obtint sans dispute une chaire de professeur dans l'Université de Caen. Sa santé ayant commencé à décliner la dernière année de sa vie, il mourut subitement le 2 avril 1700, âgé de 69 ans, étant né le 5 octobre 1630. »

     - André Graindorge, savant médecin et naturaliste, mort à Caen en 1663. Il fut reçu docteur en médecine à Montpellier et alla demeurer à Narbonne, où il resta 20 ans. C'était un ami de Huet qui lui a dédié son livre de Interpretatione. Il était le frère de Jacques Graindorge, sieur de Prémont, né à Caen et mort en 1659 à l'âge de 45 ans, lequel s'occupa avec succès de l'étude des médailles et des antiquités romaines.

     - Jean Baril, professeur de médecine à l'Université de Caen, né à Saint-Pierre-sur-Dives. On a de lui : Un livre de la physiologie et de la pathologie

[p. 27]

de l'homme, digéré par tables synoptiques, imprimé à Caen, en 1653.

     De son mariage avec Catherine Pouyer, il eut trois enfants :

     1° Jean Baril, baptisé le 5 août 1640.

     2° René Baril, baptisé le 25 janvier 1645, et nommé par le sieur Goupil, contrôleur du domaine à Argentan.

     3° Élisabeth Baril, baptisée le 22 janvier 1654, nommée par Charles Pouyer, écuyer.

     Jean Baril était protestant.

     - Charles de Verson, chirurgien à Caen, en 1670.

     Il était fils naturel de Claude Bourdon, écuyer.

     - Corneille de Vicqmand, docteur régent de la Faculté de médecine en l'Université de Caen, en 1650. Il épousa Marie le Sage, d'où Marie de Vicqmand qui épousa, en 1668, Robert Osmond, marchand bourgeois de Caen, fils de Pierre Osmond et de Marie le Hulle.

     - Pierre Lebourgeois, chirurgien à Caen, en 1663. Il était protestant.

     - Jacques Legrand, docteur en médecine en l'Université de Caen, écuyer, sieur de Vienne. Il était fils de Jean Legrand, écuyer, sieur d'Amerville, et de Marie Falaise. Il mourut à l'âge de 28 ans, en janvier 1669, et fut inhumé en présence de Louis

[p. 28]

Legrand, écuyer, sieur de la Fresnaye, et d'Isaac Legrand, sieur du Chevalier, ses frères.

     Il était protestant.

     - Thomas Bayeux, chirurgien à Caen. Il était fils de Nicolas Bayeux et épousa le 28 avril 1669 Jeanne Quesnel, fille de Michel Quesnel, chirurgien.

     Il était protestant.

     - Pierre Maingot, chirurgien à Caen, en 1663. Il épousa Marie Barberie, d'où :

     1° Jacques Maingot, baptisé le 8 septembre 1663, et nommé par Jacques du Mesnil Jemblin.

     2° Jeanne Maingot, baptisée le 21 septembre 1670.

     Il était protestant.

     - Georges de Vendes, écuyer, sieur de Belleville, docteur en médecine en 1650. Il épousa le 26 décembre 1651 demoiselle Le Boucher à Saint-Sauveur de Caen.

     - Nicolas Postel, doyen et professeur de la Faculté de médecine de Caen, né près de Coutances en 1612, mort à Caen en 1686.

     On lit dans les Origines de Caen de Huet, page 461 :

     « Ce ne fut pas par un dessein prémédité que Nicolas Postel, professeur en médecine de l'Université de Caen, se fit auteur : ce fut à l'occasion de la poursuite d'une chaire de médecine vacante dans cette Université en l'année 1675. L'explication du

[p. 29]

Traité de Galien de l'intempérie inégale luy échut par le sort, suivant la coutume. Il s'en acquitta pendant 3 mois dans les leçons publiques, qui lui acquirent la chaire qu'il prétendait, et il les fit ensuite imprimer. Quelques années après, la manière irrégulière dont il traita un homme malade de Péripneumonie, lui donna l'occasion de composer un autre ouvrage. Il préféra les purgatifs à la saignée et, ses collègues ayant désapprouvé cette méthode, il la défendit par un livre où il traita de cette maladie. »

     Il mourut au mois d'avril de l'année 1686.

     - Gilles Moisson, chirurgien à Caen en 1664. Il épousa en octobre 1664, Marie l'Escallé, fille de feu Jean l'Escallé, écuyer, sieur de la Fontaine, et de Magdeleine le Sens (Reg. des mariages des protestants).

     Il abjura le protestantisme à Saint-Pierre de Caen le 23 janvier 1680, en présence de Louis Levalois, chevalier, seigneur chastelain et patron des paroisses d'Éterville, Saint-Germain-le-Vasson et Livet, conseiller du roy en ses conseils, gentilhomme ordinaire servant de la chambre, et maréchal des camps et armées de sa Majesté, et noble dame Marie Charlotte de Mannoury, son épouse.

     - Pierre Roger, docteur en médecine. Il fut inhumé le 4 juin 1705 dans la chapelle des Fonts à Saint-Sauveur de Caen.

     - Charles Leboucher, docteur en médecine. Il

[p. 30]

épousa Jeanne de Nollent à Saint-Pierre de Caen, le 23 mai 1665.

     - Augustin Le Marchand, docteur et professeur en médecine, en 1683. Il épousa Elisabeth Guillot, d'où :

     1° Marie-Magdeleine Le Marchand, baptisée à Saint-Pierre, le 31 janvier 1684 ;

     2° Michel-Guy Le Marchand, baptisé à Saint-Pierre le 9 décembre 1685, et nommé par Michel-Guy de Fontaines, sieur de Neuilly.

     Augustin Le Marchand fut inhumé le 16 juillet 1686, à l'âge de 45 ans, dans l'église Saint-Pierre.

     - Jessé Maunoury, chirurgien du roy à Caen, en 1665. Il assista, le dernier jour de juin 1665, avec François Bardou, sieur de la Croix, en l'église Notre-Dame, au mariage de Jean Thierry et de Jeanne Delisle.

     - Nicolas Thierry, chirurgien à Caen, en 1685. Il épousa Élisabeth Heuste, qui abjura la religion protestante à Saint-Pierre de Caen, le 10 novembre 1685.

     - Jean-François Lecourt, professeur royal et doyen de la Faculté de médecine en l'Université de Caen. Il eut une fille, Françoise, qui fut baptisée à Saint-Pierre, le 10 décembre 1690, et nommée par Étienne Guilbert, prêtre, professeur de philosophie en l'Université.

     - François de Saint-André. Il professa pendant

[p. 31]

quelque temps a médecine à l'Université de Caen, puis se fixa à Coutances. Il mourut vers l'an 1700.

     - Jacques Blacher, docteur agrégé dans la faculté de médecine de l'Université de Caen, en 1735. Il était fils de Jean Blascher, consul et échevin de la ville de Caen, et de Marie-Anne-Elisabeth Liégard. Il épousa, à l'âge de 42 ans, le 9 juillet 1743, Marie-Claude-Michelle Rivière, fille de feu Jean-Rivière, sieur de Carteville et de demoiselle Marie Janot, laquelle n'était âgée que de 16 ans, en présence de Charles-Raphael-Hervieu de Pontlouis, piqueur au premier vol pour corneille dans la grande fauconnerie, cousin au maternel de ladite épousée.

     Jacques Blascher eut un frère, Nicolas-Joseph Blascher, sieur des Portes, qui épousa le 3 juin 1747, Marie Charlotte Hervieu, fille de Charles Hervieu, sieur de Pontlouis, officier commensal de feu Monsieur, et de Marguerite Gosselin.

     - Guillaume-Phillippe-Masquerel de Hautecour, docteur agrégé en l'Université. Il fut inhumé à l'âge de 36 ans, le 11 août 1770, à Saint-Sauveur de Caen, en présence de Monseigneur Le Clerc de Bauberon, docteur et professeur émérite en théologie, vice-doyen de la faculté, chanoine de l'église métropolitaine de Rouen, recteur de l'Université, et de Charles Nicolas Desmoueux, doyen de la faculté de médecine.

     - Pierre Lelarge, docteur agrégé à la faculté

[p. 32]

de médecine. Il fut inhumé à Saint-Pierre de Caen le 30 juin 1776, à l'âge de 57 ans, en présence de Thomas Bellanger, recteur, et Pierre Gouvin, docteur en théologie, professeur de philosophie.

     - Charles Rouelle de Prémare, docteur agrégé en la faculté de médecine en 1750. Il fut inhumé à Saint-Pierre le 25 février 1754, à l'âge de 42 ans, en présence de Pierre Terrée, recteur et professeur de philosophie au collège des Arts, et Pierre Vicaire, curé de Saint-Étienne de Caen, docteur et professeur en l'Université de Caen.

     Il avait épousé Françoise-Élisabeth de Foulogne, et en avait eu une fille, Magdeleine-Jeanne-Marguerite Rouelle de Prémare, laquelle épousa, le 9 octobre 1775, Jean-Jacques-Charles de Mecflet de la Ruette, garde-du-corps du roy, fils de Jean-Jacques-Charles Mecflet, écuyer, sieur de la Ruette, et de Marie-Charlotte de Heudei de Pomainville.

     - Aubray, chirurgien de Beaulieu en 1773 ; il recevait 700 livres de gratification par an.

     - De Jean, professeur en médecine et en chirurgie à Caen en 1776.

     - Amiet, médecin à Caen, dans la seconde partie du XVIIIe siècle.

     - Pierre Angot, conseiller du roy, docteur et professeur royal en la faculté de médecine de l'Université

[p. 33]

de Caen. Il fut inhumé le 7 octobre 1730 à Notre-Dame de Caen, en présence de Robert de Than, prêtre, professeur de philosophie au collège du Bois, recteur de l'Université, et Pierre Lecoq, lieutenant général du vicomte. Il avait épousé Marie-Françoise Le Baron, d'où Marie-Anne, baptisée le 27 avril 1716, et nommée par Jacques Oursin, ancien payeur des rentes de la ville de Paris.

     - Isaac Penon, docteur en médecine à Caen, en 1715. Il était fils de Laurens Penon et de Gillonne Desrosiers. Il épousa, à Notre-Dame de Caen, le 17 juin 1718, Marie Beaufils, fille de feu Richard Beaufils.

     - Gabriel Bayeux, écuyer, sieur de Sorteval, docteur agrégé en la faculté de médecine de Caen en 1710. Il épousa Marie Chauvet, d'où Marie et Anne Bayeux, baptisées le 5 mars 1710 à Saint-Pierre de Caen.

     - Antoine Piorry, docteur en la faculté de médecine de l'Université de Caen, en 1758. Il était fils de Jacques Piorry, procureur au siège présidial de Poitiers. Il épousa à Saint-Sauveur de Caen, le 13 février 1759 Marie-Anne-Catherine Bisson, fille de feu Marin Bisson, bourgeois de Caen.

     - Jean Loriot, chirurgien à Caen en 1750.

     - Jean-François-René de Parfouru, écuyer, professeur royal de l'Université de Caen en 1764.

[p. 34]

     Il épousa noble dame, Anne-Louise Liénard.

     De ce mariage naquirent :

     1° Claude-Charles de Parfouru, baptisé à Saint-Pierre de Caen le 6 novembre 1765, et nommé par Claude-François Liénard, seigneur du Plessin-en-Beauce, son aïeul maternel, assisté de Jeanne-Charlotte de Sainte-Marie, son aïeule paternelle.

     2° Jean-Gervais Protais de Parfouru, baptisé à Saint-Pierre de Caen, le 4 novembre 1766.

     3° Louise-Georgette de Parfouru, baptisée à Saint-Pierre de Caen, le 31 mars 1769, et nommée par noble et discrète personne George-Charles-François de Parfouru, prêtre, docteur en théologie et curé de la ville de Vire, assisté de Jeanne-Louise Liénard de la Corderie, sa grand'tante maternelle.

     4° Julienne-Charlotte-Andrée de Parfouru, baptisée à Saint-Pierre le 11 juillet 1770, et nommée par Jean-Julien de Thoury, écuyer, sieur de Lalorderie, chevalier de Saint-Louis, ancien brigadier des gardes du corps du roi, capitaine de cavalerie, et pensionnaire de sa Majesté, oncle maternel de l'enfant, assisté de Jeanne-Françoise de Parfouru.

     - Gervais-Pierre-François Riboult-Despins, docteur agrégé et doyen de la faculté de médecine de Caen, l'un des quarante de l'Académie des belles-lettres de cette ville. Il fut inhumé à Saint-Pierre le 28 juillet 1780, en présence de Henry-François Coquille des Longchamps, recteur, et Milesius Macparlam, docteur et professeur royal et émérite en théologie.

[p. 35]

     - Louis de la Fontaine, chirurgien à Caen. Il fut inhumé à Saint-Pierre de Caen, à l'âge de 59 ans, le 24 avril 1740.

     - Louis-François La Fontaine, maistre de chirurgie et lieutenant de monsieur le chirurgien du roy à Caen. Il fut inhumé le 6 septembre 1778 à Saint-Pierre, à l'âge de 42 ans.

     - Pierre Philippe, sieur du Douet, docteur agrégé en la faculté de médecine, médecin ordinaire de l'hôpital de Caen. Il fut inhumé à l'âge de 85 ans à Saint-Pierre de Caen, le 27 octobre 1764, en présence de Jean-Baptiste-Alexandre Hardouin, prêtre, recteur de l'Université, proviseur et principal du collège des Arts, chapelain fondé de Saint-Pierre, Nicolas-François Leclerc, prêtre, docteur et professeur ordinaire de théologie à l'Université, ancien recteur, chanoine de l'église métropolitaine de Rouen.

     - Guillaume Dupissot, médecin à Caen. Il était fils de René Dupissot et de Marie Mannoury. Il épousa en premières noces Marie Amet et en secondes noces le 29 novembre 1755, à Notre-Dame de Caen, Marie-Thérèse Dros.

     - Antoine-Michel Dupissot des Coutures, docteur agrégé en la faculté de médecine de l'Université de Caen, professeur royal de chirurgie. Il épousa Marie-Françoise Osmont, laquelle fut inhumée à Saint-Sauveur le 31 janvier 1763, en présence de Charles

[p. 36]

Boullard et de Charles-Nicolas Desmoueux, professeur en la faculté de médecine.

     Il mourut lui-même en 1777 à l'âge de 75 ans, et fut inhumé à Saint-Sauveur le 18 décembre 1777, en présence de Monseigneur François-Nicolas Villers, prêtre, docteur en théologie, membre de l'Académie de belles-lettres de Caen, curé de Baron, et recteur de l'Université, et de Messire Jean-François-René de Parfouru, professeur royal de médecine en l'Université et doyen de la faculté.

     - Jacques Lange, médecin à Caen en 1781. Il épousa Elisabeth Dan de la Vauterie ; il fut parrain à Saint-Pierre de Caen, le 18 janvier 1781, de Charles-Adolphe-Marie de Pyron, fils de Charles-Adolphe de Pyron, gentilhomme de la chambre du roy de Suède, et de Marie Colebrooke.

     - Henry-François-Anne de Roussel, docteur en médecine, professeur royal en l'Université de Caen, membre de l'académie des belles-lettres de Caen, agrégé au collège des médecins de Lyon et membre de la Société royale de Médecine. Il épousa Julie-Marie-Angélique-Clouet, et eut pour fils Auguste-Henry de Roussel, qui fut baptisé à Saint-Pierre de Caen le 21 août 1784.

     - Joseph-René Regnard de Barentin, avocat au Parlement, docteur régent en la faculté de médecine de Caen. Il épousa Marie-Rose le Tanneur, d'où ; 1° Antoine-Jacques-René Regnard de Barentin,

[p. 37]

baptisé à Saint-Pierre le 6 novembre 1784 ; 2° Vigor-Benjamin Regnard de Barentin, baptisé à Saint-Sauveur le 26 avril 1786.

     - Claude-Thomas-Guillaume Guilbert de Prével, médecin de son Altesse sérénissime Théodore de Bavière, cardinal-évêque, prince de Liège, à la Cour de France. Nous ne savons pas s'il exerça quelque temps la médecine à Caen. Mais nous le voyons figurer comme parrain au baptême de Julie-Aimée Bellamy, fille de Jean-François Bellamy, huissier, et de Marie le Marinier, à Saint-Pierre de Caen le 15 octobre 1747.

     - Jean-Baptiste Callard de la Ducquerie, conseiller médecin du roy, docteur professeur royal et doyen en la faculté de médecine de l'Université de Caen.

     Il épousa à Saint-Pierre de Caen, en novembre 1663, Judith Lioult, en présence de Jean Lioult, docteur et professeur en médecine en l'Université de Caen.

     Il fut inhumé le 27 février 1718, à Saint-Pierre de Caen, à l'âge de 90 ans, en présence de Odet Lefébure, prêtre, docteur en théologie et ancien chanoine de Bayeux, et de Jean-François Callard de la Ducquerie, docteur professeur royal en l'Université de Caen.

     On a de lui les deux ouvrages suivants :

     1° Lexicon medicum etymologicum, Caen, 1692,

[p. 38]

in-12, réimprimé in-f° en 1715 à Caen, avec de nombreuses augmentations.

     2° Catalogus plantarum in locis paludosis, pratensibus, maritimis, arenosis et sylvestribus, prope Cadomum in Nortmannia nascentium. Paris, 1714, in-f° (ouvrage devenu très rare).

     - Jean-François Callard de la Ducquerie, professeur royal et doyen de la faculté de médecine en 1723.

     Il épousa Marie-Louise Cotelle, d'où : 1° Thérèse Callard de la Ducquerie, qui épousa le 17 novembre 1723 Pierre de Voisvenel, fils de Gervais de Voisvenel et de Marie Druelle ; 2° Françoise-Thérèse Callard de la Ducquerie qui épousa, le 12 janvier 1734, à Saint-Pierre de Caen, Me Pierre Gaspard Guillouard, sieur de Glatigny, conseiller du roy, fils de Gaspard Guillouard et de Luce Lefêvre, demeurant sur la paroisse Saint-Gilles de Caen, en présence de demoiselle Louise Guillouard, Pierre-Hervé Marquier, écuyer, seigneur de Villons, président trésorier de France à Caen.

     Marie-Louise Cotelle fut inhumée à Saint-Pierre de Caen, le 17 mars 1745, en présence de Pierre Gaspard de Glatigny, écuyer, gendarme de la garde du roi, son gendre.

     Jean-François Callard de la Ducquerie fut inhumé dans l'église Saint-Pierre de Caen, le 6 avril 1757. Il était mort la veille à l'âge de 80 ans.

     - Joseph-Louis Welterwald, écuyer, chirurgien

[p. 39]

à Caen en 1776. Il épousa Jeanne Moucheboeuf, d'où :

     1° Louis-Charles-Joseph Welterwald, baptisé à Saint-Pierre de Caen, le 22 octobre 1777.

     2° Thérèse-Adélaïde Welterwald, baptisée à Saint-Pierre de Caen le 29 mars 1782 ;

     3° Joseph-Charles-Louis Welterwald, baptisé à Saint-Pierre de Caen le 15 août 1785.

     - Paul-Jacques Malouin, professeur au collège royal, médecin ordinaire de la Reine, membre de l'Académie royale des sciences de Paris, membre de la Société royale de Londres.

     Il était né à Caen en 1701 et mourut à Paris en 1778.

     - Thomas Malouin, médecin à Caen. Il fut l'éditeur du traité des Macreuses de Graindorge. (Voir le Journal des savants, où l'on parle de lui avec éloge, in-4°, page 102).

     - Jean Lepecq de la Clôture, docteur régent, professeur de chirurgie en la faculté de médecine de Caen, agrégé au collège des médecins de Rouen. Il épousa Marie Magdeleine Pyron. Il eut de ce mariage :

     1° Jean-Claude Lepecq de la Clôture, baptisé à Notre-Dame le 8 avril 1740, et nommé par Jean-Claude Pyron, imprimeur du roy et de l'université, assisté de Marie-Anne Pyron, femme de Louis Lefèvre.

     2° Louis Lepecq de la Clôture, né à Caen en 1736,

[p. 40]

mort le 5 novembre 1804 à Saint-Pierre-Azif. Il était lui-même médecin à Rouen.

     - Blot, professeur en médecine, « L'Université de Caen doit à ce professeur l'embellissement du vaste jardin de Botanique qu'elle acheta en 1737 et qui, par les soins et les connaissances de ce savant botaniste, est devenu un des plus riches jardins du royaume. »

     (Mém. Acad. de Caen. Séance du 7 fév. 1754.)

     - Jean-Guillaume des Mortreux, docteur et professeur en médecine en l'Université de Caen, en 1854.

     - Charles Fleury, chirurgien royal et lieutenant du premier chirurgien du roy à Caen, en 1760.

     Il épousa Magdeleine Coulange de Florimond, laquelle fut inhumée à l'âge de 79 ans à Saint-Sauveur de Caen, le 27 juin 1763.

     - Joseph-Pierre Chibourg, docteur de la faculté de médecine, professeur royal de chirurgie, membre de la Société Royale de médecine de Paris, recteur de l'Université de Caen.

     Nous le voyons assister à Saint-Sauveur de Caen le 6 juin 1786 à l'inhumation de vénérable et discrète personne Maître Guillaume Hubert, prêtre, bachelier en théologie, professeur des humanités au collège des Arts de l'Université de Caen, mort à l'âge de 35 ans. Le service fut célébré par Jacques Lenteigne,

[p. 41]

prêtre, docteur en théologie, ancien recteur de l'Université, curé de Saint-Sauveur.

     - Jacques-Gabriel Chibourg, docteur régent de la faculté de médecine de Caen en 1791. Il épousa Jeanne Folliot.

     - Charles-Nicolas Desmoueux, conseiller et médecin du roy, professeur royal de médecine en l'Université de Caen, botaniste, recteur de l'Université. Il mourut le 15 janvier 1801. Il eut pour frère Jean-François Desmoueux, président ès traites foraines.

     M. Desmoueux « fut généralement estimé pour ses connaissances dans la chimie et l'histoire naturelle, son goût exercé pour les antiquités, et encore plus pour l'honnêteté et la simplicité de ses moeurs. »

     - Lefrançois, docteur régent de la faculté de médecine de Caen en 1785, et avocat du roy au bureau des finances.

     - Bénard, maître en chirurgie en chef de l'Université de Caen en 1778. Il fit en 1786 une demande à l'Intendant de la Généralité tendant à obtenir l'érection d'un collège en chirurgie à Caen, avec le brevet de démonstrateur attaché au chirurgien de l'Hôtel-Dieu, et ce, pour le récompenser des cours gratuits de chirurgie pratique qu'il avait faits depuis 1778 jusqu'en 1784. L'intendant répondit que cet établissement s'était soutenu avec avantage par un effet de son zèle et de son dévouement gratuit à

[p. 42]

l'instruction ; qu'il ne pouvait, toutefois, manquer de devenir onéreux à la ville et au gouvernement, si on les sollicitait de le soutenir ; que, d'ailleurs, la ville de Caen n'était pas dénuée d'établissements propres à former des sujets dans l'art de la chirurgie.


Note

[1] Huet, Origines de Caen, page 334 [retour]